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Il est vrai que les ressemblances constituent un immense sujet de réflexion et l’on croit qu’elles sont dues à de nombreux hasards: choses vues, entendues, souvenirs et images recueillies au moment même de la conception. On estime aussi que la pensée, pénétrant de son vol rapide l’esprit de l’un ou l’autre des parents, renforce la ressemblance ou la bouleverse, et que de ce fait les différences sont plus nombreuses chez l’homme que chez tous les autres animaux, vu que la vélocité des pensées, la rapidité de l’esprit et la variété du caractère impriment des marques de formes multiples, alors que chez les autres êtres vivants les esprits sont inertes et qu’ils se ressemblent tous, chacun dans son espèce.

Similitudinum quidem inmensa reputatio est et in qua credantur multa fortuita pollere, visus, auditus, memoria haustaeque imagines sub ipso conceptu. Cogitatio etiam utriuslibet animum subito transvolans effingere similitudinem aut miscere existimatur, ideoque plures in homine quam in ceteris omnibus animalibus differentiae, quoniam velocitas cogitationum animique celeritas et ingenii varietas multiformes notas inprimit, cum ceteris animantibus inmobiles sint animi et similes omnibus singulis in suo cuique genere.

Pline l'Ancien,  VII, 52